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mercredi 31 août 2016

Drachenland, fin de partie


This is the end... il est temps de révéler au lecteur attentif quelques rares secrets du Drachenland !
Car comme l'été et toute bonne chose... il faut un mot de FIN.

C'est alors que les couleurs sont hissées, la surprise est totale car ce n'est autre qu'une bergerie de la  
Guilde des Fromagers Affineurs du Appenzell Helvétique !
La GFAAH qui exporte son légendaire fromage dans le monde entier !
Oui, le secret de fabrication est bien gardé et tout est produit dans ce monde souterrain,
 sans que personne en surface ne s'en doute.


Partiellement rassuré, Doctor Djons préfère tout de même rebrousser chemin afin d'éviter un incident 
diplomatique en étant accusé du vol de la recette du légendaire fromage d'Apenzell.



Entouré par la brume des fromageries de la GFAAH les soldats népalais sont pris d'assaut par des idées de recettes à base de pain en forme de galette... et de fromage mais un éclaireur britannique qui vient de les repérer leurs fait signe pour qu'ils rejoignent le reste de l'expédition.

Trahison, à la surprise des hommes de Nassir les britanniques, comme possédés leurs tendent une embuscade !

Retranchés sur une fine ligne de crête, les écossais fous de rage après avoir trop inspiré de brume des fromageries ouvrent le feu sur leurs anciens alliés qu'ils dédaignaient depuis trop longtemps.


Doctor Djons n'a que le temps de traverser les lignes des népalais pour s'enfuir vers l'accès au Drachenland
 afin de pouvoir relater la fin de cette expédition ! Pendant que les hommes de Nassir se ressaisissent et 
partent à la charge des derniers écossais retranchés et rendus agressifs par la brume... ou l'air du Drachenland.

Une petite stèle sans nom marque l'emplacement de la fin dramatique de la première expédition britanique au Drachenland. Nul ne sait ce que vont devenir les hommes de Nassir qui ont décider de s'enfoncer plus encore dans ce monde surprenant (non sans s’approvisionner au passage de fromage de GFAAH en quantité suffisante !).


Longue vie au Drachenland, il y aura toujours des aventurières & aventuriers curieux pour visiter tes contrées mystérieuses.

RIP


Et pour jouer des aventures dans le Drachenland vous pouvez utiliser toute règle d'escarmouche traitant de la fin du XIXème siècle période coloniale aux règles Pulp de années 20 ou 30 !

Mais pour des parties en solo avec une ambiance de films d'aventures pourquoi ne pas utiliser la version de base gratuite  Chain of reaction ou ses versions pulp/coloniales parfaites pour ce genre de projets :



















et comme clap final, pour les fans d'Ed T., quelques couvertures vintages de règles de THW pour Drachenland histoire de terminer en beauté la parenthèse estivale et reprendre des posts plus "historiques" !
THW vintage couv'


jeudi 25 août 2016

Doctor Djons explore le Drachenland (suite)

(vers Partie 1).

Ni une ni deux, Doctor Djons se met en route vers ces mystérieux doigts géants tendus afin de découvrir ce qu'il s'y trame ! 


En bon héro, il préfère dégainer son pistolet pour donner au tableau un coté dramatique.
 
Mais un héro vivant valant mieux qu'un héro mort il préfère également assurer ses arrières en se faisant accompagner, hors champs caméras, par 2 népalais armées d'une bonne grosse sulfateuse (on est jamais trop prudent).
 
Quelle n'est sa surprise en découvrant une activité débordante à l'approche des doigts géants.
Doigts géants qui après inspection plus minutieuse s'avèrent être des cheminées d'où sort la fumée âcre et lourde comme une brume !

Le lieu est fortement protégé par des hommes en armes avec pour couvre chef d'étranges masques respiratoires.
 
Profitant du raffut fait par la capture de Nadia Vapala, Doctor Djons se faufile dans le dos des gardes et parvient ainsi au cœur de l'installation... pour constater que cette dernière donne la position des écossais & népalais à un étrange pilote tout de cuir vêtu. Mais dans quel but ?
 
Et que dire de l'étrange créature sortant des entrailles de la terre pour brouter
les herbes rouges avec en fond sonore les bêlements d'un troupeau dans l'étable
 
Malheureusement pour lui, Djons, trop curieux, n'est pas toujours des plus discrets
 et fini par attirer l'attention d'un homme qu'il connaît bien de par leurs disputes dans la course aux exploits,
le légendaire grimpeur & gastronome Wilhelm Tähl  (dit aussi Wili Tähl) ! Pull col roulé bleu, sac à dos et moustache impec !

Doctor Djons sort son mouchoir pour se moucher pour la énième fois mais
il est temps de fuir, pardon, de battre en retrait, car l'alerte est donnée et la brume âcre continue de se propager !

Mais qui sont donc ces hommes ? Pour qui se battent-ils ?
Pourquoi ces masques ?
Que vont devenir les écossais ou leurs alliés népalais ?
Quelle influence va avoir la brume sur les hommes restés sur le plateau ?

Vous le saurez lors du dénouement, et ce, très bientôt...

Pendant ce temps les hommes de Nassir se sont regroupés
 en formation Hérisson pour protéger les bagages...


Alors que les écossais, insouciants, continuent leur exploration
 de l'incroyable cimetière préhistorique !




mardi 16 août 2016

Drachenland IS NOT DEAD !

... ou presque !

L'été c'est relâche, farniente & Co, donc un petit sujet léger s'impose au lecteur.
Que de mieux que de déterrer de bonnes vielles idées ludiques, des sortes de madeleines de Proust et de les dépoussiérer.

Drachenland était un magnifique projet collaboratif, multi-règles, multi-figs, multi-univers ou presque. Un monde disparue que seuls les plus courageux peuvent découvrir en entrant sous terre.

En fouillant le net on trouve encore quelques morceaux, même si le wiki vient définitivement de mourir de sa belle mort.

Voici donc une petite contribution posthume en 3 épisodes pleins de suspense, à la limite de l'hérésie, car oui nous sommes aussi des rebelles !


1923, quelque part en Asie centrale la célèbre archéologue écossaise Elisabeth MacQuarrie et son faire valoir de mari Coll MacQuarrie ont enfin découvert l'inimaginable, un accès au monde caché de Drachenland, le Graal de tout scientifique, homme de lettre ou aventurier de ce début de siècle !

D'après la légende aucun anglais ne peux y pénétrer mais Élisabeth n'en a cure, le sang écossais qui coule dans ses veines la protégera dans son long périple !
 
Débouchant du tunnel, nos aventuriers explorateurs n'en croient pas leurs yeux ! Rien ne ressemble à ce qu'il existe sur Terre.



L'équipe, tout à son émerveillement se déplace en deux colonnes de chaque coté d'une rangée de ce qui ressemble à un cimetière de monstres préhistoriques inconnus.



Elisabeth MacQuarrie et son époux Coll MacQuarrie  
posant fièrement devant les défenses d'un monstre préhistorique


Le Colonel Dick Green n'est rassuré et vient parler à nos archéologues envoutés par leur environnement. Les soldats ne sont pas rassurés, au loin des sortes de mains de pierre gigantesques semble sortir du sol !

Au milieu des mains de géant trône également un statue de soldat chinois et un "monstre" indéfinissable (bien que bipède) qui observe en retour nos aventuriers qui ne le voient pas ! Les myopes !!!

Un homme au regard maléfique observe les soldats mais disparait à l'approche du courageux Mac Tonow !


De leur coté, Doctor Djons et ses Népalais escortent les bagages tout en faisant face à la faune sauvage.


Le fidèle Nasir à un doute, il a perdu de vue la colonne des explorateurs écossais et l'air environnant devient soudain plus chaud et humide, un pressentiment le pousse à regrouper ses troupes et à se tenir sur le qui vive.
Il est temps pour Doctor Djons d'aller en reconnaissance et découvrir ce que cachent ces mains de géants. D'autant plus que la brume humide et chaude porte une terrible odeur rance des plus désagréable pour les fins naseaux de certains de ces hommes & femmes !


La situation est dramatique pour nos aventuriers, perdus, coupés en deux groupes, entourés d'une faune et d'une flore des plus hostiles, vont-ils s'en sortir ?
- qui est ce maléfique professeur ?
- quels secrets se trouvent dans ces mains ?
pourquoi Doctor Djons ne semble pas sentir l'odeur de la brume ?
- et d'où vient donc cette charmante aventurière au chapeau d'explorateur ?
- Que dit-elle au Doctor Djons ?
- la brume est-elle maligne ?

La suite ici...


lundi 29 février 2016

La Brigade Liebardt à la bataille de Mohilev 1812 (L3C)

Voici en quelques chiffres, le WE de reconstitution de la bataille de Mohilev 1812 qui a eu lieu chez F&S les 20 & 21 février 2016 & (partie 2) :
 13 joueurs, un arbitre, 11 tables, une règle 1er Empire tactique : Les 3 couleurs (L3C).
Et au milieu de tout ce monde votre humble serviteur dans la peau du Colonel russe Liebardt.


Vue générale de la table principale, à gauche les généraux russes, à droite les vils français

Mais plutôt que de suivre la bataille dans sa globalité nous allons plutôt suivre les événements comme les a vécu et rapporté dans ses Mémoires le Colonel Liebardt, jeune officier russe en charge de l'extrémité de l'aile droite.


Extrait des notes à l'usage des Mémoires militaires du Général Liebardt Brigadier de la 12ème Division du Corps d'Armée du Général Rayevski concernant les événements survenus lors la bataille de Mohilev en 1812.


L'affaire commença pour nous par un matin chaud et poussiéreux de juillet 1812 lorsque le Prince de Bagration donna l'ordre au Général Rayevski, commandant du 7ème Corps d'Armée, de reprendre le contrôle du village de Fatova aux mains des français. Le dit village de Fatova se trouvait judicieusement situé au débouché de la route traversant la grande forêt menant à Mohilev et seul chemin praticable par notre artillerie et nos bagages.

 Moi même commandant la première Brigade de la 12ème division Paskiewitch, je fus finalement affecté directement sous les ordres de notre chef de Corps Rayevski à la couverture du flanc droit de notre réserve d'artillerie composée de 72 bouches à feu, dont un grand nombre de pièces de 12£ qui faisaient en ce temps la renommée de notre armée.
 

 La seconde tâche qui m'incombait consistait à reconnaître la forêt sur notre flanc droit et d'en chasser, si possible, tout français embusqué afin de ne pas voir l'armée contournée et prise en tenaille ceci au risque de laisser notre grande batterie et nos bagages en fâcheuse posture.

Pour ce faire, le Général Rayevski m'adjoignit, en complément de ma Brigade (régiments de mousquetaires Ladoga & Poltova chacun à 2 bataillons), un bataillon du 6ème Jaëger et 2 escadrons de ces terribles Cosaques du Don.
Mais comme nous allons le constater par la suite, le régiment de Poltova, s'égarant dans la forêt lors de sa marche vers le champ de bataille, se déporta sur le flanc gauche de la grande batterie et passa de facto sous le contrôle des généraux Kolubakin et Rayevski me privant ainsi de 2 solides bataillons sur le flanc droit exposé.

La première heure se déroula sans contre temps majeur, les français débusqués reculant face à nos manœuvres de débordement menés à l'extrémité du dispositif par nos fier cosaques et finir même par nous céder la rive droite du ruisseau ainsi que toute la ligne de crête surplombant Fatova au Sud.


Pendant ce temps nous parvenait, depuis la grande forêt au centre du dispositif du Prince Bagration, les bruits des nombreux échanges de coups de feu. Pour certains, la bataille venait déjà de s'engager et la journée risquait d'être longue.


La grande batterie de droite, promptement déployée et protégée sur son flanc par notre brigade, fut la première à entrer en action. Ses canons crachaient un déluge de plomb sur les troupes françaises retranchées dans Fatova et permettait ainsi à la grande batterie de gauche, embourbée dans ses lentes manœuvres, de se déployer sans risque de contre attaque ennemie malgré le feu d'interdiction d'une batterie française postée dans l'axe de la route principale à Fatova.
 

Alors que la grande batterie de gauche, sous la couverture des bataillons de la Division Kolubakin devra attendre encore une heure avant de pouvoir ajouter sa puissance de feu à celle de notre aile.


De notre coté, la première étape de notre mission de protection et de « flancage » était donc déjà atteinte à 10h30.
Les français reculaient en nous laissant maître de la rivière et par conséquent de son passage !


Pourtant, à la pointe centrale de l'attaque de notre Corps d'armée la résistance français continuait à harceler nos vaillants soldats qui réparaient le pont de Fatova rendant leur tâche difficile. A cela s'ajoutait l'impatience et l'inquiétude croissante de notre réserve d'infanterie impuissante car bloquée dans le vallon en face de Fatova.
 

 Embrassant d'un coup d’œil la situation et anticipant les ordres à venir de mon Chef de Corps Rayevski, j'en profitais pour faire descendre du promontoire mon valeureux 1er bataillon de Mousquetaires de Ladoga afin qu'il puisse se déployer sur la rive française. Ainsi fait, je pouvais facilement couvrir la périlleuse traversée du vif cours d'eau par nos hussards.
En effet, un premier assaut de Jaëger depuis le bois du vallon sur le moulin de Fatova se solda par un repli en bon ordre mais exposait nos hussards trop avancés, acculés et en mauvaise posture, à une contre attaque française.
En libérait l'espace pour que la cavalerie puisse manœuvrer je fis immédiatement occuper avec le second bataillon de Ladoga la position de « flancage » de la Grande Batterie rassurant par cette avance nos artilleurs. 
  
  
Pendant ce temps, le 1er bataillon du 6ème Jaëger, affecté à ma brigade, traversait lui aussi la rivière à la suite de nos cosaques toujours en pointe.


 La redoutable puissance de feu de nos 2 grandes batteries combinées en tirs croisés et judicieusement dirigées par le Général Rayevski obligea même le Général Compans à s'éloigner de la ligne de front pour s'abriter dans les dernières maisons de Fatova perdant ainsi, par sa couardise toute française, le contact visuel avec l'évolution de la situation.
 

Voyant cette fuite de l'état-major ennemi depuis mon promontoire excentré, alors que mon chef de corps, de par la fumée des batteries et sa position trop centrale ne pouvait pas connaître cet événement, je décidais de pousser notre avantage en lançant mon valeureux 1er mousquetaire de Ladoga pour enlever le moulin encore tenu par des voltigeurs français. Ce faisant, l'ennemi ne pourrait plus contester la réparation du pont qui bloquait la traversée de la digue par nos troupes.

La manœuvre était risquée car il fallait l’exécuter promptement et ne pas échouer, mais rien n'arrête un bataillon de Mousquetaires russes lorsqu'il est animé par la plus grande des ferveurs et le 1er Ladoga chassa sans pertes les derniers français hors du moulin et des maisons mitoyennes. Il fut à notre grande satisfaction le premier à investir Fatova sous les yeux des autres régiments et artilleurs en liesse !


Pour autant je n'en oubliais pas ma mission première de couverture de la grande batterie et le contrôle du bois Sud.
Mes cosaques et Jaëgers ayant sécurisé la rive gauche de la rivière je fit déployer le second bataillon du régiment des mousquetaires de Ladoga en lisière de forêt sur la rive française toute en surveillant la poursuite.
Ce faisant, il ne me restait plus aucun bataillon directement ancré à la droite de la grande batterie. C'est à ce moment là que revint mon aide de camps en m'annonçant que mon second régiment, celui des mousquetaires de Poltova, avait emboîté le pas aux troupes qui combattaient dans la grande forêt sur le flanc gauche de la grande batterie !
Malgré le contrôle du flanc droit de l'armée, nous n'avions donc plus de réserve pour protéger directement nos puissantes pièces de 12£ dans le cas d'une contre attaque désespérée des français à travers les bois !

Submergé mais pas battu, l'intrépide général français Compans lança, dans une dernière attaque désespérée, sur mes troupes dans les bois son régiment à l'extrémité de son flanc.


 Gardant notre sang froid, Je laissais le glorieux 1er bataillon de Legoda reprendre la marche avec le reste du Corps de Rayevski, ces braves par leur action décisive de la prise du moulin de Fatova l'avaient bien mérité.
 

 Malgré tout, conscient de la supériorité des français dans les combats forestiers ou en terrain accidenté et me tenant à mes ordres du matin, je fis donc faire demi tour à mon second bataillon de mousquetaires et au 6ème Jaëger afin de sécuriser définitivement le front de notre armée derrière la rivière et en haut de la colline à droite des batteries d'artillerie. Bien m'en pris car le Général Rayevski n'hésita pas à m'envoyer un aide de camp pour me rappeler à mon devoir et ma mission première. Mais conscient de la faiblesse relative de notre flanc il détacha tout de même à mon service 2 escadrons de hussards empêchant toute tentative de fuite de l'ennemi.

Nous étions donc suffisamment nombreux pour fixer et attirer ces 2 bataillons français enfermés dans les bois et toujours encadrés par nos cosaques les empêchant de rejoindre le gros de la bataille au centre du dispositif. La reddition imminente et sans conditions de ce bon millier de vétérans français ne faisait maintenant plus aucun doute avec l'arrivée depuis Salavenka du général de division Paskiewitch, sonnant pour eux le glas d'un acte déshonorant et une fin précoce de la guerre.
C'est sur ce second fait d'armes atteint par de savantes manœuvres que se terminait glorieusement pour nous la bataille de Mohilev.
 

 Le plus remarquable, lors de cette brillante journée, c'est que nous avions aucune perte humaine à déplorer parmi les troupes sous notre commandement.
Seuls quelques blessés étaiement à signaler dont :
  • 1 blessé léger au doigt par écharde (en ouvrant la porte du moulin de Fatova) dans le 1er bataillon de Ladoga
  • 3 rhumes dans le second bataillon de Ladoga lors des traversées incessantes de la rivière

Tout cela fut possible grâce à la clarté et la rigueur qu’insufflaient les ordres de notre Chef de Corps aux troupes sous sa direction ainsi que la confiance donnée aux jeunes officiers désirant briller sous ses ordres.

Ces valeureux faits d'armes sont à remettre en perspective avec la bataille complète pendant laquelle il y eu de nombreux combats bien plus sanglants, en témoigne les pertes :
Armée russe du Prince de Bagration :
Total pertes : 1495 hommes : 1197 fantassins et 298 cavaliers

Ier Corps d'Armée français du Maréchal Davout :
Total pertes :1917 hommes (1224 fantassins et 693 cavaliers) et 9 pièces d'artillerie
 



lundi 21 décembre 2015

Combat de rail road station 5 novembre 1861


C'est par le plus grand des hasards que j'ai assisté à ce rapide combat (le plus rapide de la guerre ?) entre le terrible colonel nordiste J.W. Rusell et l’insouciant mais sympathique aristocrate Early.

Vue d'ensemble de l’accrochage de rail road station, avec la brigade Early le long de la ligne de chemins de fer et la brigade nordiste de Rusell embusqué dans les collines (point de flèches, axes de progressions et indications en rouge & bleu pour ce choc frontal des plus simples)



C'est donc depuis le wagon de mon train arrêté par les troupes sudistes que j'ai assisté à leur complète et inéducable défaite. Il semble qu'Early, partant la fleur au fusil,  n'avait pas encore compris que la guerre avait réellement commencée...

Général Early encore tout en confiance lors de son déploiement


Au sud (géographique évidement), les manœuvres rapides de redéploiement des troupes nordistes plus connu sous le nom de bataille sur fronts renversés !



Artillerie sudiste ayant arrêté mon train. Magnifiquement placée, elle ne tirera pas un boulet de toute la bataille...


Fougueuse manœuvre nordiste 





















Tout en finesse, la subtile attaque nordiste sur l'aile gauche d'Early qui décide de se cacher derrières ses bagages de brigade !









Avant le choc, le petit - timide - feu sudiste ! bien dérisoire avec toutes ces jeunes recrues...

Stupeur et tremblement sudiste, furia nordiste, le choc l'emporte, que dire de plus !




















Glorieux petit contre de la dernière chance pour la brigade Early qui passe enfin la ligne de chemin de fer ( les zouaves en avant plan)

Mais l'artillerie nordiste esquive et les jeunes recrues de Rusell tiennent les zouaves en respect.



















Tout est dit, rupture de la brigade sudiste qui perd ses bagages et déroute... mais garde son artillerie intacte, celle-ci n'ayant pas tiré un seul boulet pendant cette première année de campagne (Bonification de 1 PE  pour cet acte de bravoure insensé et inutile " La gloire un gentleman du Sud ne s’embarrasse pas de canons !") !


Complétons ce moment historique, qui voit contre toute attente la victoire des 3 jeunes brigadiers nordistes en cette année 1861, par une touche artistique :

Auto portrait du redoutable vainqueur de Rail road Station : J.W. Rusell, un proche de Lincoln




PS : Actuellement,  en cette année 1863, les belligérants en sont à la veille de Gettysburg. Que sont devenus nos vaillants colonels passés généraux de divisions avec de nombreuses troupes de vétérans usés par les combats ? Le Nord est-il resté invaincu ?
La réponse est pour bientôt !